MEET JEAN-MICHEL DOMARD, ESPRESSO CAPITAL’S DIRECTOR OF EASTERN CANADA

Home to C2, StartupFest, FounderFuel, and a thriving tech ecosystem, Montreal is quickly becoming a prime destination for investors from around the world. Espresso Capital is very excited to announce that it has opened a Montreal office, led by Jean-Michel Domard, who was previously a member of BDC’s Montreal technology lending team. Below is an interview Katie Paterson conducted with Jean-Michel.

 

KP: Why did you decide to join Espresso Capital?

JM: I felt really passionate about Espresso’s mission, which is to provide founders with alternatives to traditional bank debt and venture capital. I think that the Canadian market is not very creative when it comes to financing solutions for technology companies, and founders don’t know all the options that are available to them. It’s a shame because I see many talented entrepreneurs giving up way too much equity to finance their next step. Espresso offers companies a great, non-dilutive growth financing alternative. As a bonus, founders do not have to give up board seats or personal guarantees, nor do they have to sign into a long list of irrelevant covenants.

Also, having worked in a large financial institution for four years, I was really excited to join a smaller team with the agility necessary to complete more complex transactions. I hope that we can show founders the diversity of financing options out there – it’s a really interesting challenge.

 

KP: What are your short-term goals and priorities?

JM: Venture debt is not very well-known in Quebec so I am primarily focusing on educating the market. I intend on demonstrating how venture debt can be a great complement to both VCs and traditional banks, as well as developing a brand awareness of Espresso Capital in general.

I think that there’s tremendous potential in Quebec: the ecosystem has been growing a lot in the past few years and is one of the most active in Canada, and I definitely think that Espresso can play a great part in its continued development.

 

KP: How do you see technology market changing in the Quebec region?

JM: When I started my career financing companies six years ago, the tech scene in Quebec was in its infancy but everything changed in the last few years. Companies are exiting and we are seeing more 2nd and 3rd time entrepreneurs. But compared to Toronto, Boston or Silicon Valley, there’s clearly still a lot to do. Our community is great at backing seed companies but Quebec definitely lacks growth capital. In terms of the network, entrepreneurs need to focus more on helping each other and creating a community. This extends to intermediaries, banks, and investors as well. It really takes a village to bring a company from seed to IPO.

 

KP: Tell us about your experience prior to Espresso Capital.

JM: I grew up in France and had my first North American experience in 2003. I was 18 and volunteered in a Summer Camp near Boston. I enjoyed the North American way of life so much that I came back to Canada in 2005 to study Entrepreneurship and Management at the University of Montreal.

I started my career in 2013 at PME-MTL, a non-profit organization supported by the City of Montreal that offers support and financing to startups, with a focus on young tech companies.

I joined BDC’s Technologies Group in 2014, where I worked on offering term debt and mezzanine financing to fast growing venture backed IT businesses ranging from $1-10M.

 

KP: What do you think is the most exciting technology trend in happening in Canada?

JM: I think AI is going to change the world, if it hasn’t already… for better or worse. I have an AI assistant named Amy who books my meetings. I wish she could bring me coffee but that has yet to happen. She still makes a ton of errors but I like her the way she is. (@ Amy: please don’t kill me when the bots take over!).

 

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Accueillant C2, le StartupFest, FounderFuel et un écosystème technologique florissant, Montréal est en train de devenir une destination de choix pour les investisseurs du monde entier. Espresso Capital est très heureuse d’annoncer qu’elle a ouvert un bureau à Montréal, dirigé par Jean-Michel Domard, qui était auparavant membre du Groupe Technologies de BDC à Montréal. Voici une interview que Katie Paterson a conduit avec Jean-Michel.

KP: Pourquoi as-tu décidé de rejoindre Espresso Capital?

JM: Je me suis senti vraiment passionné par la mission d’Espresso, qui est de fournir aux fondateurs des alternatives à la dette bancaire traditionnelle et au capital-risque. Je pense que le marché canadien n’est pas très créatif lorsqu’il s’agit de financer les entreprises technologiques, et les fondateurs ne connaissent pas toutes les options qui s’offrent à eux. C’est dommage parce que je vois beaucoup d’entrepreneurs talentueux qui laissent aller beaucoup trop d’équité pour financer la croissance de leur compagnie. Espresso offre aux entreprises une excellente alternative de financement de croissance non dilutive. En prime, les fondateurs ne sont pas obligés de donner des sièges sur leur conseil d’administration, des garanties personnelles, ni-même de signer une longue liste de clauses restrictives non pertinentes.

De plus, ayant travaillé dans une grande institution financière pendant quatre ans, j’étais vraiment excité de rejoindre une petite équipe avec l’agilité nécessaire pour effectuer des transactions plus complexes. J’espère que nous pourrons montrer aux fondateurs la diversité des options de financement – c’est un défi vraiment passionnant!

 

KP: Quels sont tes objectifs et priorités à court terme?

JM: La “Venture debt” n’est pas très connue au Québec (et pour preuve le terme n’existe même pas en Français!), donc je me concentre principalement sur l’éducation du marché. J’ai l’intention de démontrer comment ce type de financement peut être un excellent complément aux Fonds de capital-risque et aux banques à charte traditionnelles, ainsi que pour développer la notoriété de la marque Espresso Capital en général.

Je pense qu’il y a un énorme potentiel au Québec: l’écosystème a beaucoup grandi au cours des dernières années et est l’un des plus actifs au Canada, et je pense vraiment qu’ Espresso peut jouer un rôle important dans son développement continu.

 

KP: Comment vois-tu le marché de la technologie changer dans la région du Québec?

Lorsque j’ai commencé ma carrière en financement il y a six ans, la scène technologique ici en était à ses balbutiements. Les choses ont rapidement évoluées ces dernières années avec l’émergence de plusieurs succès québécois. Nous voyons à chaque année de plus en plus d’entrepreneurs qui en sont à leur  2ème voir même leur 3ème startup.

Mais lorsqu’on regarde des marchés comme Toronto, Boston ou encore la Silicon Valley, il reste encore beaucoup à faire. Notre communauté est très forte à soutenir les jeunes entreprises, mais le Québec manque définitivement de capital de croissance. En termes de réseau, les entrepreneurs devraient s’entraider davantage et se concentrer à la  création d’une communauté plus riche et mieux structurée. Cette remarque s’étend également aux intermédiaires, aux banques et aux investisseurs. Il faut vraiment un village pour amener une entreprise de la startup à son introduction en bourse.

 

KP: Parles-nous de ton expérience avant Espresso Capital.

J’ai grandi dans le Sud de la France et j’ai eu ma première expérience en Amérique du Nord en 2003. J’avais 18 ans et j’étais bénévole dans un camp d’été près de Boston. J’ai tellement aimé le mode de vie nord-américain que je suis revenu au Canada en 2005 pour étudier l’entrepreneuriat et la gestion à l’Université de Montréal.

J’ai débuté ma carrière en 2013 à PME-MTL, un organisme sans but lucratif soutenu par la Ville de Montréal qui offre du soutien et du financement aux startups, notamment pour les jeunes pousses technologiques.

J’ai ensuite rejoint le groupe Technologies à la BDC en 2014, où j’ai travaillé 4 ans à titre de directeur principal. Mon rôle à BDC consistait à offrir des prêts à terme et des financements mezzanine à des entreprises technologiques en forte croissance, supportées par du capital de risque, et dont le chiffre d’affaires allait de 1 à 10 millions de dollars.

Selon toi, quelle est la tendance technologique la plus excitante au Canada?

Je pense que l’IA va changer le monde, si ce n’est déjà fait … pour le meilleur ou pour le pire. J’ai une assistante virtuelle nommée Amy qui organise mes rendez-vous- J’aimerais qu’elle m’apporte du café mais cela n’a pas encore été fait ;). Elle fait encore beaucoup d’erreurs mais je l’aime comme elle est. (@ Amy: s’il te plaît ne me tue pas lorsque les robots nous envahiront!).